On attend du droit qu’il protège la liberté d’expression, les liens personnels, qu’il démêle un différend complexe. C’est mettre la contrainte au service de la liberté, la force au service de la fragilité, et la publicité au service de l’intime. Le risque n’est-il pas que le droit déforme ce qu’il saisit ?
Par Gabrielle Radica, professeure de Philosophie à l’Université de Lille